A partir de la Bérarde ou la Grave,
Les accès au refuge du Promontoire
Carte IGN : 3436 ET
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Longitude :6° 18' 11.8" E
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Latitude :44° 59' 53.85" N

Accès aux points de départ :

La montée au refuge à partir de La Bérarde :
Dénivelé 1380 m
Durée : 5 heures.
Itinéraire : à la Bérarde monter jusqu'au refuge du Chatelleret (2h).
De là, un sentier remonte le vallon des Étançons et franchit les moraines. Vers 2900m, deux possibilités : soit traverser à gauche vers l'Est puis virer à droite en remontant sous le glacier pour rejoindre le refuge (nombreux cairns). Soit grimper droit sur l'arête du Promontoire. L'arête est équipée d'un câble type via-ferrata (s'équiper en conséquence).

La montée au refuge à partir de La Grave par les Enfetchores:
dénivelé 1100m (4h30)
Voir l'itinéraire par les Enfetchores et la brèche de la Meije
En arrivant de la Grave par le Enfetchores on redescend la Brèche de la Meije, coté sud, vers le Promontoire.
Cette descente qui devenait de plus en plus exposée (du fait du retrait glaciaire) a été "nettoyée" et équipée (points d'assurage et de rappel) durant l'automne 2011.
Merci à la compagnie des guides Oisans Ecrins et au PGHM.
Voir également le site du Parc National des Ecrins.
Le nouveau tracé sur la photo ci dessous.

Est-il préférable de monter par les Enfetchores ou par le vallon des Etançons ?
"J'ai fait les deux, plusieurs fois, et je ne saurais conseiller l'un ou l'autre: les plaisirs sont différents, pas du tout comparables, et chacun des deux accès a son charme propre. Depuis La Grave, la traversée de la Brèche de la Meije est déjà une course, modeste par sa difficulté, mais d'une belle dimension par son côté traversée... On gravit les Enfetchores, on atteint la neige, et tout cela sous la présence de la face Nord de la Meije, toute proche. A la Brèche, on retrouve non seulement le soleil, mais un paysage de soleil, et la descente sur le refuge se fait dans une impression de détente.
A la Bérarde, l'impression est autre. On est déjà dans un monde de pierre, et après quelques lacets, la Meije apparaît lointaine et présente, car c'est par le versant que l'on voit que l'on va la gravir. C'est par une longue marche qui, même si on ne le veut pas, est une longue méditation. Le vallon des Etançons, sec, nu, prépare magnifiquement à la course; il y a les plats, la moraine, le ressaut rocheux qui supporte le refuge... Quand on monte par le vallon des Etançons, on entre "en Meije"..."
Gaston Rébuffat
dans "les 100 plus belles" des Ecrins
"Remonter le surprenant éperon des Enfetchores pour rejoindre le refuge du promontoire est mon approche préférée. Progresser sur cette échine rocheuse au milieu des glaciers nord de la Meije est bien plus qu'une simple montée en refuge. c'est une aventure, il est facile de se fourvoyer. Tout mon être est hypnotisé par la face nord de la Meije et je me prends à rêver de longs moments en scrutant la paroi. J'ai des frissons, des envies de luttes, des doutes, des craintes : une pensée peut me nouer l'estomac pendant un bon moment. Puis un bruit du glacier ou une chute de pierres me sortent de ma torpeur et je reprends ma route vers le refuge."
Christophe Moulin
dans "Solos"
aux éditions Guérin